Questions de formes !

Poules et ornements. La parure (suite et fin)

Sans doute parce qu’elle perturbe l’ordre du raisonnable, la réalité luxuriante du plumage du coq dépasse largement l’idée générique que nous avons de cet animal. Ses couleurs, ses textures ne répondent pas aux consensuelles règles décoratives du lisse, de l’ordonné et de l’homogène, emblématiques de la pondération ménagère .« L’économie était sa vertu, la soupe son affaire » (A. de Lamartine). Le coq de Bantham, or, bleu, rouge, mordoré, brun et noir aux plumes bouffantes, lissées, ébouriffées, en panache ou peignées serait, s’il n’avait pas été imposé par la nature, une provocation au bon goût.

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Poules et ornements (première partie)

Oui, il existe chez les poulets et les poulettes à plumes une section ornementale qui, visuellement, surpasse largement la palette décorative du nain de jardin. Enthousiasmé par la diversité de leurs qualités plastiques, je reste cependant hermétique à leurs qualités acoustiques et olfactives dont je laisse l’étude à d’autres talents. J’en resterai donc à l’extraordinaire richesse formelle et aussi informelle de ces gallinacés comme plateforme d’exploration ornementale.

Précisons d’amblée que je ne parlerai pas ici de fooddesign mais de design du vivant et de ses corrélations dans la création humaine.

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Sèvres, Paulin et Sottsass ou comment l’esprit vient au carré.

La Manufacture nationale de Sèvres a édité, en 1996, un service de table dessiné en 1987 par Pierre Paulin et, successivement en 1994 et 2005, deux collections de vases d’Ettore Sottsass. Chacun des deux designers, malgré l’utilisation d’un vocabulaire formel géométrique comparable, divergent par leurs syntaxes radicalement différentes. Ils formalisent deux cultures de l’objet et donc deux perspectives contrastées sur leur époque.

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